JEANNE

JEANNE

Seule en scène, pour salle ou appartement, 45min, + de 14 ans

Textes : S. Chevarin, E. Lapierre

avec des extraits de poèmes de Marina Tsvétaeva et Cécile Latreille

Interprétation : Christèle Trougnou

Mise en Scène : Stéphanie Chevarin

 

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Eliane Lapierre est née en 1948 à La Tour du Pin. Elle eut trois enfants, divorça deux fois. Elle travailla dès ses 14 ans dans différentes usines du Nord Isère. Elle tomba malade à 58 ans d'une Démence Fronto-temporale, dont elle succomba à l'âge de 65 ans. Ce projet s'inspire en partie de son histoire.

Un spectacle qui parle de la personne atteinte d'une maladie neuro-évolutive type Alzheimer.

Qui est Jeanne ?

Jeanne est une femme de caractère avec une vie bien remplie, et un passé parfois dissonant. Atteinte d'une maladie neurodégénérative qui petit à petit la prive de sa liberté, de son langage et de son corps, elle continue à se raconter comme pour ne pas perdre son identité.

 

Les intentions de la pièce:

 

Du Théâtre : Nous voulons un théâtre qui ressemble à la vie, qui la sublime dans les aspects les plus simples, que le public croit aux personnages comme à la présence de leurs propres mains, qu'il les confonde avec leurs voisins ou leurs amis. Le jeu de la comédienne devient un jeu naturaliste. Dans le même temps, il s'agit d'une sublimation du réel par la suggestion.

 

Du langage : Lors de ces maladies, le langage parlé se désagrège, se métamorphose et disparaît. Nous avons utilisé les textes écrits par Eliane Lapierre lors de sa maladie. Textes, au premier abord incompréhensibles, lesquels, lorsqu’on leur donne de la voix, laissent échapper du sens et une expression forte. Ces textes traduisent les ultimes tentatives de se dire et de défendre sa mémoire.

 

De la dépendance : La perte d'autonomie c'est attendre, être dirigé.e, être manipulé.e, malgré la résistance. Nous évoquons cette dépendance dans les changements vestimentaires ou de coiffure. La perte d'intimité traduit l'injonction des soins.

 

De la fin de vie : C'est bien la mort qui détermine le drame. L'écriture se veut chronologique, donnant à voir le délitement des corps. Elle se voudra aussi elliptique, à l'image de ses maladies qui évoluent par paliers, où chaque étape traduit un impossible retour. La comédienne a travaillé sur les postures du corps, la raideur puis le relâchement, les gestes répétitifs, puis douloureux. L'épilogue devient alors une danse.

 

PHOTOS

 

+ d'info: cielenversetlendroit@yahoo.fr / 0665723921

 

 

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